Le Washoku World Challenge récompense six finalistes pour son édition virtuelle !

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En raison de cette situation particulière qui nous impacte tous à travers le monde, le Washoku World Challenge a proposé un concours virtuel. Il ne s’agit donc pas du 8ème Washoku World Challenge mais d’une édition spéciale qui a permis de récompenser six finalistes du monde entier !

Pas de 8ème Washoku World Challenge cette année ! Pour cela il faudra attendre un retour vers un contexte sanitaire plus favorable. Pour autant, l’organisateur de la compétition, soit le ministère japonais de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche, a décidé de maintenir le concours dans une version différente permettant de récompenser 6 finalistes via un concours virtuel. En temps normal, ce concours adressé aux chefs de restaurant et aux étudiants ambitionnant de le devenir à la condition qu’ils n’aient pas la nationalité japonaise, se déroule en plusieurs temps, avec des épreuves qualificatives à travers plusieurs régions du monde avant une finale à Tôkyô. Pour la 7ème édition, nous avions eu la chance d’assister aux épreuves qualificatives européennes, à Paris, avant de suivre, il y a tout juste un an, la finale au Japon. Et dire que quelques semaines plus tard, la France tout entière était confinée et que le Japon fermait ses frontières aux étrangers ! Revenons quelques instants sur la 7ème finale, car à ce moment-là, au Japon, l’inquiétude était surtout tournée vers le Diamond Princess et vers le département de Hokkaidô, où un nombre croissant de cas était régulièrement recensé. Quoiqu’il en soit, tandis qu’on ne parlait pas encore de pandémie mondiale, des recommandations sanitaires avaient été mises en place au Japon. Pour assister à la finale du Washoku World Challenge en tant que média, il fallait donc respecter un certain nombre de mesures sanitaires comme répondre à un questionnaire de santé, accepter que les organisateurs prennent notre température, se désinfecter régulièrement les mains, et enfin, pour entrer dans les cuisines et prendre en photo ou vidéo les finalistes, il fallait impérativement se vêtir d’une tenue de protection.

Au vu de la progression de la pandémie, il était donc peu vraisemblable que la 8ème édition du Washoku World Challenge soit maintenue comme telle, mais ce fut une surprise de découvrir une édition spéciale intégralement virtuelle. En effet, la difficulté de cette édition virtuelle réside dans l’impossibilité pour  les juges d’observer comment les plats sont faits et de les goûter, comme nous l’indiquent les organisateurs. C’est d’ailleurs bien pour cette raison que la compétition n’est pas considérée comme la 8ème édition et se distingue du concours habituel. Le but est alors d’attirer un plus grand nombre de participants en offrant aux inscrits une formation à la véritable cuisine japonaise via des vidéos. Un succès puisque ce concours virtuel a reçu un nombre record de candidatures avec 199 challengers issus de 41 pays ou régions du monde dont des Européens ! Une réussite qui s’explique par la facilité grâce à internet de participer depuis n’importe quel pays, ce qui n’était pas forcément possible lors d’une compétition traditionnelle, et qui a permis aux organisateurs de confirmer la popularité toujours très importante de la cuisine japonaise à travers le monde. Après une première épreuve éliminatoire, dans lequel les participants devaient envoyer deux recettes avec photos sur le thème de « ma cuisine japonaise » ainsi qu’un court essai expliquant leur approche de la cuisine japonaise dans cette recette ainsi qu’un autre essai développant leur enthousiasme et pensées concernant la cuisine japonaise, 15 chefs avaient été qualifiés. Ces qualifiés ont ensuite participé à deux nouvelles épreuves. La première consistait à envoyer un film montrant le candidat réalisant son plat, utilisant au moins une des 5 techniques de préparation de cuisine japonaise : nama (cru), niru (cuire en mijotant), yaku (griller), musu (cuisson vapeur) ou ageru (frire). Pour la seconde épreuve, les candidats devaient envoyer une interview filmée d’eux-mêmes mentionnant leur approche du washoku.

Le jury a récompensé non pas un lauréat mais 6 finalistes pour cette compétition virtuelle, qui ont tous remporté une Masterclass virtuelle personnalisée avec un chef renommé japonais. Trois chefs, tous Ambassadeur de bonne volonté de la Cuisine Japonaise et tous membres du jury durant toute ou partie de la compétition virtuelle, ont offert aux finalistes une leçon en début d’année: le président du jury Yoshihiro MURATA (propriétaire et chef des restaurants Kikunoi et Président de l’Académie de Cuisine Japonaise), Takuji TAKAHASHI (Directeur du restaurant Kinobu à Kyoto), et Naoyuki YANAGIHARA (Chef cuisinier de l’Ecole Kinsaryu Yanagihara School of Traditional Japanese Cuisine). Voici le nom des 6 finalistes ainsi que la photo de leur plat :

  • Naumi CARVAJAL UEMURA du restaurant Uemura en Espagne a proposé une Soupe de maïs au bar mariné et jaune d’oeuf sur un lit d’algues
  • Man Fong HO de chez Edo Japanese Restaurant à Macao a proposé des Amuse-bouches assortis.
  • Alex KIM de chez Takibi Snow Peak, Inc. aux États-Unis) a réalisé un Owan automnal de champignons Matsutake
  • Basanta Bantawa RAI du restaurant Katsuya by Starck aux Émirats Arabes Unis a proposé un Poisson Hamachikama grillé, bouillon dashi la sauce tomate et légumes mijotés Nimono
  • Chih-Fan TSAI du Shinyeh Japanese Buffet à Taïwan a créé un  “Dignified Moon” 
  • Luis Fernando YSCAVA du restaurant Hidden By 2nd Floor au Brésil a proposé une Poitrine de porc au maïs aromatisé au shiso

  • C’est quoi le Washoku ? Le Washoku signifie littéralement « cuisine japonaise », et est inscrit depuis 2013 par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Si ce terme peut sembler très vaste, le véritable Washoku désigne surtout un savoir-faire, un respect des saisons, l’aspect diététique, et des techniques de cuisine, et dont les chefs proposent les repas dans des restaurants traditionnels ou kappou.  Un authentique repas Washoku est présenté sous le style Ichiju sansai, soit sous la forme d’une soupe et trois autres plats (généralement un plat principal et deux accompagnements).

Source et Photo: le chef Naoyuki YANAGIHARA donne la Masterclass virtuelle à l’un des finalistes. Accord Overture

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